Notre Société > Actualités > L’explosion des meublés de longue durée ne fait pas baisser les loyers.

L’explosion des meublés de longue durée ne fait pas baisser les loyers.

L’explosion des meublés de longue durée ne fait pas baisser les loyers.

Airbnb, c’est fini ? Peut-être pas totalement, mais pour bon nombre de propriétaires, l’aventure est suspendue faute de touristes prêts à payer rubis sur l’ongle pour une perle rare dans le Triangle d’or, à Paris ou a Bordeaux. Ces loueurs se rabattent donc sur la location meublée de longue durée. La Ville lumière compte 67% d’annonces de ce type en plus par rapport à l’année dernière, rapporte le site SeLoger.com. Un chiffre qui culmine à 91% dans celle que l’on appelait autrefois La Belle Endormie. « Il y a un boom de l’offre locative, les meublés prennent le pas sur le vide », explique Séverine Amate, directrice des relations médias du groupe.

Les locations en meublé bénéficient en outre de baux plus simples et plus courts que les logements loués vides. Ils offrent surtout un avantage fiscal considérable : jusqu’à 70 000€ de revenus, il est possible de profiter d’un abattement forfaitaire généreux de 50% applicable aussi aux prélèvements sociaux (si le propriétaire choisit le régime micro-BIC).

Séquelles du confinement.

Seulement, la demande est telle que des offres nouvelles ne suffisent pas à faire baisser les loyers : ceux des studios meublés ont même connu de fortes augmentations (+32% à Bordeaux et +25% à Nantes). Au niveau national, tous types de biens confondus, SeLoger.com enregistre une hausse des loyers de meublés de 3% et de 2% pour les locations vides. Selon Séverine Amate, les loyers continuent à augmenter, malgré l’offre abondante, pour trois raisons : « Premièrement, les exclus de l’achat se reportent sur des locations. Certains dossiers de demande de prêt qui passaient avant le confinement ne passent plus aujourd’hui. Deuxièmement, ceux qui ont mal vécu le confinement veulent louer plus grand et en dehors des villes. Enfin, les couples pour qui cet épisode a été l’élément déclencheur d’une rupture cherchent maintenant à se reloger, ils seraient actuellement 600 000, d’après nos calculs. » Toutefois, la hausse des loyers n’est pas homogène : Paris, par exemple connaît même une stagnation que Séverine Amate met au regard de la diminution des recherches locatives sur le site : -23% par rapport à l’année dernière. « A mon avis, les locataires ne recherchent plus à Paris, mais autour, et il y a clairement un report sur les villes moyennes. »


(Source : Investir, SeLoger.com)

01
Nous écrire
Les champs indiqués par un astérisque (*) sont obligatoires