Fonds structurés : Couper la poire en deux.
Une manière de couper la poire en deux entre prise de risque et prudence serait d’orienter son épargne vers des produits offrant une certaine sécurité, tels les fonds structurés. En effet, il est parfois moins risqué d’investir sur un panier d’actions que sur des titres vifs. Il existe différents types de fonds (ou produits) structurés. Le plus souvent, il s’agit d’un placement qui offre un rendement défini de 4% à 6% par an. Si, à la date anniversaire de l’investissement initial, l’actif (le produit est souvent indexé sur un indice boursier) a augmenté, est resté à l’équilibre ou a légèrement diminué, alors vous récupérez votre mise et le taux annoncé. Si, à l’inverse, l’actif a diminué sous un certain niveau plancher, votre argent reste investi, c’est reparti pour une année, et les intérêts se cumulent jusqu’à ce que l’actif délivre la performance espérée.
L’assurance-vie n’est pas un compte-titres.
D’autres épargnants, au tempérament opportuniste, veulent au contraire profiter de la crise pour investir dans des actifs qui paraissent « en solde ». Cependant, l’assurance-vie n’est pas un outil aussi souple qu’un PEA ou qu’un compte-titres. Pour quelqu’un qui hésitait à faire les arbitrages, c’est peut-être le bon moment. « Si vous passez devant une boutique proposant des chaussures qui vous plaisent à 100 € et que le lendemain, elles sont à 80 €, il vaut mieux les acheter à 80 € », résume Gilles Belloir, directeur général de Placement-direct.fr. L’acte d’achat ne doit pas pour autant être impulsif. Car les arbitrages ne sont pas passés instantanément avec les contrats d’assurance-vie, ils prennent un ou plusieurs jours. Il n’est pas rare que le délai soit même d’une semaine. L’épargnant opportuniste risque ainsi de se retrouver avec la mauvaise surprise de ne pas avoir acquis l’UC au prix indiqué. Néanmoins, l’assurance-vie offre divers avantages telle qu’une gamme de produits plus diversifiée (UC, SCPI, titres vifs…), un abattement sur les droits de succession ainsi qu’une fiscalité avantageuse (pour les anciens contrats, de plus de 8 ans par exemple) qui ne s’applique qu’au rachat et au prorata de la plus-value globale.
(Source : Investir)